La lèpre est guérissable.

Nous brisons la chaîne de transmission de la lèpre et rendons les personnes touchées capables d’atteindre la guérison, la dignité et une réinsertion intégrale dans la société.
La lèpre, également connue sous le nom de maladie de Hansen, fait partie des maladies tropicales négligées. Les mauvaises conditions d’hygiène, l’eau polluée et la mauvaise alimentation favorisent la contagion. Chaque année, selon les statistiques de l’OMS, des centaines de milliers de personnes contractent encore cette maladie autres fois «biblique». En 2024, 172.717 cas ont été enregistrés. Mais le nombre de cas non recensés reste bien plus encore élevé, nous estimons plus de 200.000 chaque année.
On estime que 3 à 4 millions de personnes dans le monde vivent avec les conséquences de la maladie, qui vont des handicaps physiques aux problèmes de santé mentale, en passant par la pauvreté et la discrimination.

HISTOIRES INSPIRANTES

Sud-Kivu : Le cri du cœur d’Anuarite, une scolarité brisée par les conflits »

Au cœur du lac Kivu, l’île d’Idjwi cache derrière ses paysages paisibles des destins marqués par la double peine de la maladie et des conflits. C’est ici, dans le village de Bugarula, que vit Anuarite. Fille unique au sein d’une fratrie de trois enfants, son parcours est le symbole d’une jeunesse congolaise qui se bat courageusement pour son avenir, mais dont les rêves se heurtent aujourd’hui à la violence de la guerre.

La vie d’Anuarite bascule une première fois en 2019 lorsqu’elle est diagnostiquée positive à la lèpre. À la douleur physique s’ajoute immédiatement le poids de la stigmatisation qui entoure encore cette maladie. C’est à ce moment crucial que la Mission contre la Lèpre au Congo intervient. En prenant en charge l’intégralité de ses frais scolaires pendant trois ans, l’organisation a brisé le cercle de l’exclusion. Libérée de ce fardeau financier et guérie de la maladie, Anuarite retrouve le chemin des classes avec une détermination farouche.

Parallèlement, sa maman, atteinte d’une déficience auditive sévère, a appris la vannerie. Cette activité génératrice de revenus a permis aux parents de lancer une petite entreprise. Les bénéfices ont contribué à financer sa scolarité et à subvenir aux besoins essentiels de la famille.

Cependant, en 2025, la province du Sud-Kivu est envahie par les rebelles du M23 causant une insécurité grandissante, l’instabilité économique et des perturbations majeures, Anuarite voit alors ses ambitions scolaires d’assombrir. À cela s’ajoute la mort de son de son père. La famille s’enfonce alors dans la précarité, sa mère veuve, se retrouve isolée socialement, incapable de subvenir seule aux besoins de toute la famille.

Son parcours, suspendu entre la victoire médicale de 2019 et la détresse sécuritaire de 2026, illustre parfaitement la complexité du travail humanitaire dans l’Est de la RDC. Guérir de la lèpre est un premier combat, mais protéger l’avenir des jeunes filles face aux crises armées en est un autre. Plus que jamais, l’histoire d’Anuarite rappelle l’urgence de rester mobilisés aux côtés de ces communautés vulnérables qui, même au milieu du chaos, refusent d’abandonner.

Récit recolté par: Didier Muhima
Histoire reécrite par : Maria Maba

L’histoire d’Ofutu, 15 ans, guérie et déterminée

À 15 ans, Ofutu Nsele est une adolescente comme tant d’autres au cœur de la province du Sankuru. Quatrième d’une fratrie de huit enfants, elle grandit au sein d’un foyer uni où ses parents se battent au quotidien pour offrir à leur famille une vie digne. Élève en 7ᵉ année du secondaire, Ofutu nourrit des rêves simples : étudier, jouer, grandir.

Pourtant, depuis six ans, une ombre discrète mais tenace planait sur son enfance : une petite tache indolore sur le corps qui, au fil des années et de sa croissance, s’élargissait et s’éclaircissait. Sans douleur ni blessure visible, la famille ignorait qu’il s’agissait du premier signe d’une maladie redoutable : la lèpre.

La Dépistage Précoce

Le destin d’Ofutu a basculé en juillet 2025 lors d’une mission de supervision menée par le responsable de la Zone de Santé de Kole dans l’Aire de Santé de Nienie. Grâce au regard avisé du personnel de santé, la tache suspecte est immédiatement identifiée et le diagnostic tombe : la lèpre.

Grâce à ce dépistage précoce, la maladie a été stoppée avant d’avoir pu causer le moindre dégât physique irrémédiable. Ofutu présentait une infirmité de degré 0 : pas d’ulcère, pas de paralysie, pas de lésions aux mains, aux pieds ou aux yeux (score YMP de 0/12). Sa cure de Polychimiothérapie (PCT) a été initiée sur-le-champ et suivie avec une assiduité exemplaire pendant six mois, se clôturant avec succès en décembre 2025.

Le Poids du regard des autres

Si le corps médical a triomphé de la bactérie en six mois, la guérison sociale et émotionnelle d’Ofutu s’est avérée plus complexe.
Au sein du toit familial, l’amour et l’acceptation n’ont jamais faibli. Ses parents et ses frères et sœurs continuent de la traiter avec la même affection, sans l’ombre d’une stigmatisation. Mais à l’école et dans le village, la persistance de la tache claire a éveillé la moquerie des camarades de son âge.

Consciente de ce regard qui pèse, Ofutu a progressivement choisi l’isolement. Elle a cessé de participer aux jeux collectifs, esquivant les baignades à la rivière entre filles par pudeur et par crainte du rejet. « Je sais qu’un jour cette tache disparaîtra », confie-t-elle avec une maturité frappante, s’accrochant à la résilience malgré les blessures de la moquerie.

Le Changement le Plus Significatif

Grâce à l’intervention coordonnée de l’antenne TLM Congo du Sankuru, du Bureau Central de la Zone de santé (BCZ), de l’infirmier titulaire et des relais communautaires, la prise en charge d’Ofutu a dépassé le cadre d’une simple distribution de pilules :

La prévention absolue de l’infirmité : L’accompagnement à domicile et les conseils d’auto-soins ont permis d’éviter que la maladie ne dégénère en handicap physique. Ofutu conserve l’usage total de ses mains et de ses pieds.

Le soutien moral et la présence bienveillante : Les visites d’encouragement régulières ont apporté un réconfort émotionnel inestimable à l’adolescente face à l’isolement communautaire.

Le soulagement économique de la famille : La gratuité totale du traitement et la prise en charge des frais de transport ont permis à ses parents, aux revenus modestes, de faire soigner leur fille sans compromettre le budget du foyer.

L’Espoir Retrouvé

Aujourd’hui, alors que la tache sur sa peau continue de s’estomper progressivement cinq mois après la fin du traitement, la famille d’Ofutu regarde l’avenir avec sérénité.

« En voyant les images des personnes défigurées ou mutilées par la lèpre, nous avions très peur », témoignent ses parents.

« Grâce au traitement rapide reçu depuis juillet, nous avons la certitude que notre fille ne tombera jamais dans ces complications. Nous croyons en sa guérison complète. »

Pour Ofutu, l’essentiel est ailleurs : retrouver sa place parmi ses amies, ne plus cacher son corps, et surtout, poursuivre ses études.

« J’espère en une vie meilleure, mais mon plus grand rêve, c’est de continuer mes études comme tous les jeunes de mon âge. » — Ofutu Nsele, 15 ans.

Au-delà du pont de Tshikapa, l’envol retrouvée de Sengu

Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, est une ville de contrastes et de mémoire. Érigée au confluent des rivières Tshikapa et Kasaï, dominée par son mythique pont métallique et traversée par la Route Nationale 1 reliant Kinshasa à 842 km de là, la cité gère tant bien que mal l’ère du post-diamant. Dans cette agglomération densément peuplée où la Banque mondiale recense jusqu’à 20 500 habitants au km², les familles se battent au quotidien pour survivre au déclin économique.

C’est dans le quartier de Dibumba I que grandit Sengu Kaluma, une fillette de 8 ans, troisième d’une fratrie de cinq enfants. Mais dans cet environnement urbain impitoyable où les ressources familiales sont rares, Sengu a longtemps été frappée par une double peine : celle de sa condition physique et celle du préjugé social.

L’ombre de la discrimination et de la mendicité

Née avec une scoliose dorsale gauche, Sengu a vu son handicap façonner douloureusement son enfance. Malgré une vivacité d’esprit et une intelligence remarquables, ses parents ont fait le choix tragique mais fréquent de prioriser la scolarisation de ses frères, jugés « normaux ». Pour la petite fille, les portes de l’école sont restées fermées.

Au sein même de sa communauté et de son quartier, le rejet social est devenu son quotidien. Considérée comme un fardeau ou une anomalie, Sengu s’est repliée sur elle-même, privée d’amis et de jeux d’enfants. Sans éducation, privée de repères et isolée, son avenir s’annonçait sombre : au fil des jours, sa trajectoire de vie semblait irrévocablement destinée à la mendicité dans les rues poussiéreuses de Tshikapa.

L’arrivée du Projet NDIMU

L’espoir est réapparu au moment où le destin de Sengu a croisé la route du Projet NDIMU (Inclusion des enfants affectés par la lèpre et vivant avec un handicap), mis en œuvre par la Mission contre la Lèpre (TLM Congo).

Grâce à une identification ciblée et une sensibilisation active auprès de sa famille, le projet a levé les barrières financières et sociales qui bloquaient son accès à l’éducation. En prenant en charge son parcours scolaire et en accompagnant ses parents, le projet NDIMU a permis à Sengu de rattraper son retard et de suivre deux années scolaires consécutives sans la moindre interruption.

Le Changement le Plus Significatif

Ce n’est pas seulement l’accès aux cahiers et aux uniformes, c’est le passage radical de la mendicité annoncée à la dignité d’une élève ambitieuse, reconnue pour son intelligence et non plus pour sa scoliose.

Ce projet d’inclusion a opéré une métamorphose profonde à plusieurs niveaux :

La restauration de la dignité et l’intégration sociale : Aujourd’hui inscrite en 3ᵉ année primaire, Sengu n’est plus l’enfant cachée ou rejetée du quartier. Elle a retrouvé sa place parmi ses pairs, affirmant son droit d’apprendre au même titre que n’importe quel autre enfant.

La prise de conscience familiale : Le regard de ses parents a changé. En constatant les réussites d’une fillette brillante autrefois privée d’école, la famille a brisé le préjugé selon lequel un enfant vivant avec handicap ne pouvait pas réussir.

Une rupture avec la fatalité économique : En lui garantissant une scolarité soutenue, NDIMU a arraché Sengu à la trajectoire de la mendicité urbaine pour lui ouvrir les portes de l’autonomie.

Des rêves à la hauteur de sa détermination

Aujourd’hui âgée de 8 ans, Sengu Kaluma ne rase plus les murs de Dibumba I. Son regard est désormais fixé sur les bancs de l’école et vers les horizons que lui offre l’instruction.
Confiante en ses capacités, la fillette ambitionne désormais de franchir tous les échelons du système éducatif prônés par le Ministère de l’Éducation Nationale. Mais ses aspirations ne s’arrêtent pas là : elle rêve d’aller jusqu’à l’université pour décrocher un diplôme et, à son tour, devenir une actrice du développement de sa communauté à Tshikapa.

« Je veux finir toutes mes études et aller jusqu’à l’université pour aider ma communauté grâce à mon travail. » — Sengu Kaluma, 8 ans

Loyi Madingu, de l’ombre à la cloche de l’école : Le leader de Kuhuima

Dans l’aire de santé de Kuhuima, au cœur de la ville de Tshikapa, Loyi Madingu, 12 ans, a longtemps grandi dans l’ombre. Quatrième d’une fratrie de six enfants, ce jeune garçon est né avec une amputation congénitale de la jambe gauche.

Au sein d’une famille aux ressources limitées, la coutume et la précarité ont dicté des choix douloureux : Loyi n’était pas priorisé par ses parents pour aller à l’école. Privé d’instruction dès son plus jeune âge, son cursus scolaire est rapidement devenu chaotique et incomplet, le laissant en marge de la société, séparé des autres enfants de son âge qui apprenaient à lire et à écrire.

Le rattrapage scolaire du projet NDIMU

L’horizon de Loyi s’est éclairé grâce à l’intervention du projet d’inclusion des enfants vivant avec un handicap (NDIMU), mis en œuvre par la Mission contre la Lèpre (TLM Congo).

Prenant conscience du potentiel immense de ce garçon, le projet a financé pour lui un programme de rattrapage scolaire sur mesure. Cet accompagnement ciblé a permis à Loyi d’effacer ses années de retard, de reprendre confiance en ses capacités et de réintégrer le système éducatif formel. Aujourd’hui, grâce à ce soutien, il est régulièrement inscrit en 5ᵉ année primaire.

Quel est le Changement le Plus Significatif pour Loyi ?

L’impact du projet NDIMU sur la vie de Loyi a dépassé toutes les attentes, ce n’est pas seulement le fait de porter un uniforme ou d’avoir des cahiers, c’est la métamorphose d’un enfant exclu en un véritable leader respecté et admiré par toute son école.

Une sociabilisation extraordinaire : Autrefois isolé en raison de son amputation, le retour sur les bancs de l’école a permis à Loyi de se faire de nombreux amis et de briser le stéréotype selon lequel le handicap est un obstacle aux relations humaines.

De la stigmatisation au leadership (« Le Bidel Général ») : Témoignage ultime de sa popularité et de sa maturité, Loyi a été choisi comme Bidel Général (responsable de la discipline et des horaires) de son établissement. C’est lui qui, chaque jour, tient le sifflet et donne le rythme de toute l’école : il siffle le rassemblement du matin, le début des cours, le temps de la récréation et la fin de la journée.

Le changement de regard de sa famille : En voyant leur fils assumer un rôle de premier plan à l’école, ses parents ont réalisé que son handicap physique ne limitait en rien son intelligence ni son autorité bienveillante.

L’ambition d’un futur cadre

Aujourd’hui, le coup de sifflet de Loyi ne résonne pas seulement dans la cour de récréation de son école; il annonce le début d’une vie nouvelle. Libéré du sentiment d’infériorité, le jeune garçon regarde désormais loin devant lui. Grâce à la chance qui lui a été offerte par TLM Congo, il nourrit l’espoir ferme de terminer ses études primaires et secondaires pour devenir un jour un cadre influent capable de servir et de développer sa communauté.

« Je veux finir mes études et devenir un cadre pour aider ma communauté. » Loyi Madingu, 12 ans.

Rejetée par son mari, sauvée par la médecine : Le stoïcisme remarquable d’Euphrasie Khonde

Pendant longtemps, la lèpre n’était qu’un mot inconnu pour Euphrasie Khonde Ngoma. À 34 ans, cette mère de deux enfants a vu sa vie basculer à la suite d’un mystère médical qui a silencieusement traversé sa famille.

Tout a commencé des années plus tôt dans le village de Tuidi, lorsqu’Euphrasie vivait avec son ex-époux chez son beau-père. Ce dernier présentait des taches étranges sur le corps, qui se sont progressivement étendues sans que personne n’en comprenne la cause. Rongé par des douleurs chroniques, l’homme est mort après avoir épuisé les structures médicales et les maisons des tradipraticiens, sans qu’un diagnostic ne soit jamais posé.

Après un déménagement à Boma puis une séparation conjugale, Euphrasie s’est installée à Cabinda (Angola) avec ses enfants pour refaire sa vie grâce au petit commerce.

Mais l’ennemi invisible l’avait déjà suivie. Quatre ans plus tard, des nodules ont commencé à apparaître sur ses bras, son visage et ses oreilles, accompagnés d’une perte de sensibilité aux pieds. Sur son jeune fils, des taches sont apparues sur le visage, la poitrine et les bras. Face aux interrogations de l’entourage et à l’échec des centres de santé privés et des soins indigènes, l’inquiétude s’est installée.

La porte-à-porte qui a tout changé (Août 2023)

De retour au Kongo-Central, au village de Konde di Kiniati, le destin d’Euphrasie et de son fils a croisé la route du projet « Ending the Neglect » (Mettre fin à la négligence).

Un soir de 2023, la voix des relais communautaires a résonné dans le village pour annoncer une campagne de dépistage à domicile menée par le personnel de santé. Poussée par sa grande sœur, Euphrasie a accepté de recevoir l’équipe. L’intervention conjointe du Bureau Central de la Zone de santé de Kangu, de la Direction Provinciale de la Santé (DPS) et des agents de TLM Congo a permis d’établir le diagnostic formel : pour le fils, un examen clinique direct a confirmé la lèpre ; pour Euphrasie, l’analyse des prélèvements lobulaires à Lukula a révélé la présence des bacilles.

Mis immédiatement sous Polychimiothérapie (PCT) pour 12 mois en août 2023, la mère et le fils ont achevé leur cure avec succès en août 2024.

Le rejet conjugal et la précarité économique

Si la bactérie a été vaincue par la médecine, le poids social de la maladie est venu frapper de plein fouet la vie d’Euphrasie :

L’abandon du mari : Alors qu’un projet de réconciliation familiale était en cours lors de son retour d’Angola, son ex-mari a brutalement rompu tout contact dès qu’il a appris le diagnostic. Il a refusé de rendre visite à son fils et de reprendre la vie commune avec une personne touchée par la lèpre. Avec une dignité remarquable, Euphrasie refuse de céder au ressentiment : « Cela ne m’inquiète pas, ce sont les circonstances de la vie », confie-t-elle avec stoïcisme.

La chute des revenus : N’ayant plus le capital pour le petit commerce qui lui permettait autrefois de nourrir et scolariser ses enfants, elle est réduite à casser péniblement des amandes palmistes au marteau pour survivre au quotidien.

Quel est le Changement le Plus Significatif pour Euphrasie et son fils ?
Grâce au soutien du projet soutenu par TLM Congo et PROBITAS dans les zones de santé de Kangu et Lukula, l’impact sur cette famille se résume en trois victoires fondamentales :

La guérison clinique et la prévention du handicap : Euphrasie et son fils sont aujourd’hui débarrassés de la maladie, évitant ainsi le risque d’ulcères ou de déficiences physiques irréversibles.

Le salut de la génération future : En dépistant le jeune garçon à temps, le projet a protégé son avenir scolaire et social de la stigmatisation que subissaient autrefois les malades non traités.
La restauration de la dignité : Bien qu’abandonnée par son conjoint, Euphrasie se sait désormais entourée par sa famille et les acteurs de santé communautaires.

Regard vers l’Avenir, un appel à la reconstruction

Aujourd’hui, assise par terre à concasser ses amandes palmistes sous l’ombre des arbres de Konde di Kiniati, Euphrasie exprime une profonde gratitude envers ceux qui ont frappé à sa porte ce soir d’août 2023.

Sa guérison démontre que la négligence n’est pas une fatalité lorsque les équipes humanitaires et sanitaires vont à la rencontre des populations les plus enclavées. Le défi qui demeure pour cette mère de famille est désormais économique : obtenir un soutien pour relancer son petit commerce et offrir à ses deux enfants l’éducation qu’ils méritent.

« Sinon, moi et les membres de ma famille, remercions du fond du cœur TLM Congo et PROBITAS pour ce projet dans la zone de santé de Kangu et Lukula. » Khonde Ngoma Euphrasie

Jeanne Mambote, le retour de la voix d’or à Ngiri-Ngiri

Je suis Jeanne Mambote, je vis dans la commune de Ngiri- Ngiri, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Je suis membre de l’Église Kimbanguiste œuvrant dans la Chorale. Je participe régulièrement aux activités spirituelles et assume également plusieurs responsabilités au sein de ma paroisse.

Ma vie a été profondément bouleversée lorsque j’ai contracté la lèpre. Par crainte de la maladie et sous l’effet des préjugés, j’ai été rejetée par ma propre famille, qui s’est progressivement éloignée de moi. Cette situation de rejet familial s’est ajoutée à la stigmatisation et à la discrimination dont j’ai été victime dans ma communauté, entraînant un profond sentiment d’isolement, de souffrance et de perte de confiance en moi-même.

Grâce à l’accompagnement de l’OPALCO, avec l’appui financier de TLM Congo dans le cadre du projet Tabitha II, J’ai bénéficié d’un accompagnement médical, psychosocial. Les visites à domicile, les séances d’écoute et de soutien psychosocial, ainsi que les activités de sensibilisation menées dans ma famille, mon Église et dans ma communauté, ont permis de déconstruire les fausses croyances liées à la lèpre et de favoriser un changement de perception de membres de ma famille, de l’église et de ma communauté/ quartier.

Progressivement, ma famille a accepté de renouer les liens avec moi et j’ai été ainsi réintégrée au sein de ma famille, où je retrouve de nouveau l’affection, le soutien et la considération de mes proches. Cette réinsertion familiale a constitué une étape déterminante dans mon processus de guérison et de reconstruction personnelle.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé ma dignité, la confiance et mon sourire. Je participe de nouveau avec enthousiasme aux activités de la chorale et continue d’exercer les responsabilités qui m’étaient ravies au sein de l’Église Kimbanguiste.

Je dis qu’au-delà des soins médicaux, la sensibilisation des familles et des communautés est essentielle pour combattre la stigmatisation et favoriser une inclusion durable des personnes affectées par la lèpre.

Je dis merci à OPALCO et à TLM Congo, car c’est grâce à leur visite dans ma famille que les choses ont changée. A TLM pour le financement du projet TABITHA 2 qui m’a sauvé la vie. Ma prière est que le Seigneur vous bénisse davantage.

Histoire recueillie par Sandra Dongo, la Coordinatrice nationale de l’OPALCO.

Sud-Kivu/Le réveil d’un militant : Comment Kinabo a transformé son diagnostic en force pour sa communauté

Je m’appelle KINABO KASHIHA. Je suis âgé de 25 ans, marié à madame Nathalie BADERHA et père de deux enfants, j’habite le village de Bulundi, dans la zone de santé d’Idjwi. J’ai pu étudier jusqu’en troisième année des humanités pédagogiques. Pour subvenir aux besoins de ma famille, je tiens un petit restaurant dans mon village.

Un jour, en 2022, pendant que j’écoutais la radio lors d’une émission sur la lèpre animée par TLM, l’animateur du jour, monsieur François NDAKALALWA, coordonnateur de OPALCO au Sud Kivu, a parlé des différents signes de la lèpre. Or sur mon corps, j’avais des tâches dont j’ignorais l’origine. C’est ainsi qu’après émission je suis allé le voir pour lui montrer les tâches sur mon corps. Après examen, j’ai été dépisté de la lèpre.

J’ai donc été mis sous traitement pendant 6 mois. Après cette période de traitement, les tâches avaient disparu. Cependant, j’avais toujours peur que mon entourage ne découvre ma maladie et refuse de fréquenter mon restaurant. D’ailleurs, ma femme ayant appris de quoi je souffrais avait menacé de me quitter craignant d’être contaminée. Heureusement, grâce aux conseils de l’infirmier celle-ci avait compris qu’elle ne courait aucun danger car une fois soumis au traitement je n’étais plus contagieux.

En mai 2024, alors que j’étais dans mon petit restaurant, un relais communautaire m’a abordé me disant qu’il était dans une mission d’identification des personnes ayant souffert de la lèpre dans le cadre du projet APPLE. J’ai pensé avoir été trahi par l’infirmier superviseur mais l’agent communautaire m’a rassuré que tout malade est enregistré au niveau du bureau central et c’est delà que mon nom a été tiré. Après échange autour d’un questionnaire, j’ai compris qu’il s’agissait quête visant à évaluer le niveau de vie des personnes affectées par la lèpre dans le milieu.

En juin de la même année, j’ai reçu une invitation de TLM pour participer à l’atelier sur l’inclusion des personnes affecté par la lèpre et celles vivant avec handicap. Au courant de cette formation, le facilitateur a insisté sur l’importance de faire participer activement les personnes affectées par la lèpre et celles vivant avec handicap dans toutes les actions de développement au sein de nos communautés. J’ai alors réalisé que j’ignorais beaucoup de choses sur le handicap. J’ai ainsi découvert que les personnes en situation du handicap doivent jouir de mêmes droits que tout le monde dans la société et ne doivent en aucun cas être victimes d’aucune forme de discrimination à cause de leurs handicaps.

Cette formation a restauré ma confiance et me pousse à militer pour les droits des personnes vivant avec handicap dans ma communauté. Depuis, j’ai commencé à sensibiliser aussi les membre de ma communauté sur la lèpre.

Je remercie l’organisation TLM qui soutient les émissions radiodiffusées sur la lèpre et surtout pour les formations qui traitent de l’inclusion des personnes vivant avec handicap en renforçant leurs capacités mais également celles des autorités locales et d’autres leaders communautaires qui sont les détenteurs du pouvoir et qui sont capables d’influencer le changement des comportements et attitudes à l’égard des personnes en situation du handicap.

Propos recueillis par OKONKWA NSHOMBO Christian, facilitateur communautaire de TLM RD Congo à Idjwi.

Quand le lac Kivu se tait : L’urgence humanitaire au secours des personnes âgées affectées par la lèpre

Je m’appelle Namwana M’Namuniga Léonie, je suis née en 1950 à Kabumbiro dans le village de Kasheke, sans handicap et sans aucun signe de lèpre. J’ai évolué dans un environnement sans lèpre et à l’âge de 19 ans je me suis mariée à Mr Tulinabo Bernard (décédé) avec qui nous avons eu 7 enfants parmi lesquels 3 vivants.
A notre mariage, mon mari ne présentait aucun signe de lèpre tout comme moi-même.

Plus tard, il y a eu des signes indolores qui apparaissaient sur le corps de mon mari et quand je voulais comprendre la source de ces signes c’est alors qu’il m’a dit que dans sa famille, un de ses grands frères avait blessé un chien par machette et dans toutes les parcelles où ce chien est passé le sang en train de couler les gens ont attrapé la lèpre suspectant déjà qu’il s’agisse des signes de lèpre.

Avec lui, nous sommes allés rencontrer un soignant traditionnel qui, disait-on, détectait et guérissait la lèpre et il a confirmé que mon mari avait été infecté de lèpre et directement il l’a mis sous traitement. Malheureusement au fur que les jours passés, la maladie prenait de l’ampleur et les organes de son corps commençaient à se perdre jusqu’à mourir sans être guéri.

Ma famille ayant appris que mon mari est mort de lèpre m’a conseillé d’aller me faire soigner craignant qu’il m’ait contaminé. Je suis allée chez les guérisseurs car sur mon corps il y avait déjà des tâches semblables à celles de mon mari mais qui ne me faisaient pas mal. Plus tard, j’ai trouvé que ma santé se détériorait davantage et j’ai alors décidé d’aller au Centre de santé pour les traitements.

Les infirmiers m’ont conseillé d’aller dans un grand hôpital pour consulter un dermatologue ; malheureusement je n’y suis pas allée. Quelques années après, la situation s’est compliquée et je perdais déjà mes orteils. C’est alors que mes enfants ont décidé de m’amener dans une province voisine où se trouver plusieurs autres structures de santé et où j’ai reçu différents traitements. Cependant, les plaies ne séchaient pas totalement et alors, les médecins m’ont prescrit de porter des chaussures protectrices, de toujours garder propres ces plaies, de chaque fois trouver l’infirmier s’il y a complication. Avec l’appui de ma famille, je fais tout mais les plaies persistent.

Ma dernière fille ayant constaté que je suis devenue maladive a décidé d’étudier les sciences infirmières et, grâce à elle, j’accède régulièrement aux soins de santé.
J’exerce l’agriculture, le petit élevage et la pêche même si par moment la santé ne me le permet pas.

En janvier 2025, j’ai accueilli deux familles parents fouillant la guerre dans leurs villages qui sont venues abandonnant derrière elles toutes leurs ressources. Je les ai nourries et logées pendant plus de trois semaines avec mes récoltes et grâce aux revenus issus de mon activité de pêche Après le départ de ces familles, j’ai réalisé que ma génerosité m’a depouillée. je suis restée sans nourriture car les autorités de la rébellion ont suspendu la pêche sur le lac Kivu alors que c’est grâce à mon filet que je payais les médicaments pour mes plaies et subvenais aux besoins alimentaires.

Je suis coupée de toutes mes ressources, mais je tiens néanmoins à remercier TLM Congo qui, grâce au projet SOUPE me vient au secours avec des vivres et non vivres dans ce contexte d’extrême pauvreté liée à la guerre.

Propos recueillis par Marcellin LIBAKU HAMULI, Facom de TLM au Sud-Kivu.

Sud-Kivu/L’inclusion au milieu du chaos : Comment TLM Congo a rendu sa mobilité à une survivante de Kalehe

Je m’appelle Tulinabo Binegeza Julienne, je suis née à Tchofi Kalehe en 1970. Je suis née avec un handicap de la jambe gauche et cela était perçu comme une malédiction par la famille et la communauté qui ne comprenaient pas que cela arriverait à une jeune fille à la naissance.

Dans ma communauté, le handicap était considéré non seulement comme une punition à la famille mais également comme une hérédité et c’est la mère qui en payait le prix et cela faisait que ma mère et moi étions victimes de discrimination en famille et dans la communauté. je suis née à une période où l’enseignement était gratuit et obligatoire mais ma famille n’a pas pensé à m’envoyer dans une école car pour elle rien ne rassurait de mon avenir.

Ma mère et moi avions fourni beaucoup d’efforts pour que je sois accepté dans la communauté et heureusement pour moi il y avait un missionnaire catholique blanc qui était venu et m’a accueilli à l’église comme chantre et petit à petit la communauté m’acceptait.
Alors que les autres partaient pour l’école et moi pour m’occuper la famille a initié un petit commerce et je le faisais bien jusqu’à devenir une commerçante et les membres de la communauté qui voulaient entreprendre venaient pour des orientations.

Je me suis mariée et avec mon mari nous avons eu d’enfants parmi lesquels deux filles sont restées vivantes après que d’autres comme leur père soient décédés tôt.

En 2012, une maladie m’a attaqué à partir du dos et malgré tous les efforts de traitement je me suis vue perdre la mobilité des membres inférieurs complétement et pour tout mouvement je devais dépendre d’un accompagnateur alors que mes deux filles étaient déjà toutes mariées, gloire à Dieu, la communauté de Tchofi ne m’avait jamais abandonnée et si je vis aujourd’hui c’est grâce à cette compassion.

En janvier 2025, une guerre a éclaté dans mon village et tout le monde a fui y compris les membres de ma famille vers l’îlot d’Ihoka abandonnant derrière eux toutes leurs avoirs qui seront pillés et détruits par les militaires en fuite et/ou qui ont occupé le village après l’avoir conquis. Je vais rester seule pendant 5 jours sans voisinage au village, les militaires en fuite sont venus et m’ont rencontré seule, certains d’entre eux disaient tirer sur moi pour que je ne dévoile pas leur cachette aux ennemis par grâce l’un d’eux leur a dit ne pas agir de cette façon pour une vieille femme handicapée qui va mourir d’elle-même de la famine ou des bombardements, ils sont partis et ma vie a été sauvée.

Il crépitait partout dans ce village et les bombes détruisaient des habitations et des végétaux et Dieu m’a protégée. Trois jours après, c’était un autre groupe du camp adverse qui est venu me demander où se seraient cachés leurs ennemis proférant des menaces contre moi si je ne leur indique pas les lieux de cachette, je leur ai dit ne pas avoir d’idée car je ne me lève pas de mon lit suite à mon état de handicap combiné à la vieillesse. Ils avaient faim et m’ont demandé à manger et je leur ai demandé de chercher dans la maison et gloire à Dieu il y avait de la farine et une poule et sont allés avec mais après quelques instants ils ont rendu la poule disant qu’ils ne pouvaient ravir à une vieille femme veuve handicapée sa poule.

Après quelques jours, les habitants du village revenaient timidement, le village sentait de la misère suite aux pillages et destruction commis par les différents belligérants pendant la guerre et c’est alors que les interventions d’aides humanitaires ont commencé en guise de soulagement malheureusement les besoins spécifiques des personnes avec handicap n’étaient pas pris en compte par la grande partie des interventions et c’est alors que la Mission Contre la Lèpre (TLM) est venue identifier les personnes avec handicap et affectées par la lèpre les plus vulnérables touchées par la guerre dans les zones de santé de Kalehe et de Kaziba et j’ai été identifiée comme les autres et par la suite TLM est venue avec un technicien Kinésithérapeute qui a effectué une évaluation fonctionnelle en guise d’identifier les appareils d’aides à la mobilité adaptées à chacun des bénéficiaires. Quelques jours seulement, elle est revenue avec des appareils d’aides à la mobilité, des vivres et non vivres et a mis à notre disposition des leaders religieux formés sur le counseling qui nous appuient dans le cadre de la psycho traumatisme.

Grâce à TLM, je peux me déplacer, manger et bénéficier d’un accompagnement psycho traumatique et l’espoir de vie se renouvelle au de-là de la situation de crise dans mon village.

Propos recueillis par Marcellin LIBAKU HAMULI, Facilitateur communautaire de TLM au Sud-Kivu.

Le pouvoir de l’éducation inclusive : Comment le projet NDIMU a révélé le potentiel de Kisenge

Je m’appelle KISENGE PULUMBA, jeune garçon de 18 ans et vivant avec handicap. Mon handicap est au niveau de mes 2 pieds avec difficulté de locomotion. J’ai eu a fréquenté plusieurs tradi thérapeutes sans trouver de solution à mon problème de santé. Cette situation a suscité la stigmatisation dans le quartier où je vis. Je ne pouvais pas passer inaperçu et les gens se moquait de moi. Je me suis renfermé et j’ai grandi sans ami. En famille, je n’étais priorisé pour les études.

A quoi attribuez-vous ce changement ?

Grâce au projet NDIMU financé par la Hollande, exécuté par TLM DR Congo j’ai a bénéficié de la scolarisation depuis 2024. TLM Congo a aussi facilité le rattrapage scolaire, ce qui m’a permis de prendre part aux examens d’état et décroché mon diplôme. Je ne pensais pas un jour avoir la chance d’être appelé diplômé d’état comme les autres garçons car ma famille ne priorisait pas mes études à cause de mon handicap.

Je suis heureux d’avoir réalisé mon rêve de devenir diplômé et je dis un grand merci à TLM Congo pour son appui. Aujourd’hui, je ne suis plus complexé car j’ai de la valeur malgré mon handicap.

Quel est votre projet pur l’avenir ?

Pour l’avenir, je pense poursuivre avec mes études universitaires et devenir un cadre dans ma communauté. Je serai un exemple pour encourager d’autres familles avec enfants handicapés à ne pas les déconsidérer.

Interrogé par Pierre OMUMBU, Project Manager du Kasaï.

Changer les cœurs du haut de la chaire : Pasteur Promesse, l’ambassadeur de la dignité à la 18ᵉ CEAC

Née Promesse Malonda Khokolo en 1982 d’une famille modeste et chrétienne, je suis marié père de trois enfants. J’ai effectué mes études primaires et secondaires de façon normale et à l’âge ou après le diplôme d’Etat, une vocation s’est emparé pour aller faire la théologie enfin de servir le christ Dieu de mes parents. J’ai étudié à l’université protestante de Boma pour l’obtention du diplôme de L2 en théologie, ordonné pasteur en 2020.

Actuellement je suis pasteur à la paroisse Mont Sinaï assumant la responsabilité du pasteur premier assistant de la paroisse. Dans mon jeune âge pendant l’école primaire, jusqu’à l’université j’entendais parler de la lèpre par la bouche des personnes âgées comme une maladie des temps anciens, cet entendement a continué jusqu’à nos cours de théologie, que la lèpre est une maladie d’origine pécheresse ou une punition divine c’est à dire une punition que Dieu inflige aux pécheurs.

Le pire encore, lorsqu’une personne souffre de la lèpre, il fallait la mettre en isolément absolu de peur qu’elle contamine les autres. La première fois que j’ai appris les notions claires, correctes et d’actualités sur la lèpre c’est par le canal des agents de TLM Congo qui passaient de temps en temps pour la sensibilisation sur la maladie, Pian et L’ulcère de Burili dans nos églises.

Quelque mois plus tard, une collaboration s’est installée entre TLM Congo et notre communauté la 18ème CEAC en vue de mettre fin d’un côté à la manière de considérer la lèpre au sein de l’église, et de l’autre stopper la stigmatisation des personnes affectées par la lèpre.

Cependant, TLM Congo au travers du projet initié << Tiens Compte de MOI>>, nous a formé en notions générales sur la lèpre, le Pian, l’Ulcère de Burili, en notions des droits humains, en safeguarding, en mission intégrale et en technique de communication pour le changement de comportement. Ceci nous a influencé pour un changement significatif sur la considération de la maladie de la lèpre entre autres sur le comment : changer les comportements de nos fidèles sur la conception de la lèpre, mener une séance de sensibilisation en vue de changement de comportement de la communauté.

Aujourd’hui, face à la conception ancienne sur la lèpre, je suis devenu une nouvelle personne, mes prédications sont autrement orientées en évitant les termes discriminatoires. J’arrive à convaincre les fidèles de ma paroisse et partout où j’apporte la bonne nouvelle de jésus que la lèpre est une maladie comme tout autre, ayant un agent causal et qui est guérissable avec un traitement gratuit. La personne qui souffre de la lèpre dépistée à temps et mis sous traitement à temps ne développera pas les conséquences liées à la lèpre.

La formation reçue de TLM Congo me permet aujourd’hui de réaliser les sensibilisations dans les églises, dans les écoles et dans tous les lieux publics pour faire connaitre l’existence de la lèpre dans nos milieux.

Je remercie TLM Congo, pour la formation qui a transformé ma façon de voir les choses sur la lèpre.

Histoire recueillie par Charles Phanzu Ngoma, Facilitateur communautaire TLM Congo-Kongo Central

TLM en RDC

L’Organisation La Mission contre la Lèpre en RDC œuvre dans 7 différentes provinces dans lesquelles elle gère plusieurs projets.

  • Kasaï, Kasaï-Central, Kongo Central, Kinshasa, Maniema, Sankuru, Sud-Kivu.

Les provinces de Bas-Uélé, Kasaï-Oriental et la Lomami feront bientôt parti de la grande famille TLM Congo. Cependant, quelques formations avaient déjà été dispensées à quelques cadres.

LES IMPACTS DE VOS DONS

Lorsque vous donnez, votre don opère des miracles sous deux dimensions :

  1. La gratuité du traitement qui amène la guérison

  2. La réinsertion sociale er économique

Grâce à vous, plusieurs personnes affectées par la lèpre et autres maladies tropicales négligées à manifestations cutanées retrouvent la joie de vivre et ont un meilleur regard vers l’avenir.

La sensibilisation des grandes masses permet de lutter contre la détection tardive de la maladie. Une lèpre détectée en retard est la principale cause des infirmités irréversibles amenant à la stigmatisation sociale suivie de l’auto-exclusion des personnes malades.

Atelier de tissage de corbeille à Kaziba dans la Province du Sud-Kivu.

Formation des apprenants en coupe et couture à Kuakua, site de TLM Projet HOLIK dans la Province du Kongo-Central.